synopsis du spectacle

Deuxième partie : Chacha pyakham

Rakta Ganesh

Ganesha (le dieu rouge à tête d'éléphant) est l'un des fils du dieu Shiva. Il possède dix bras et trois yeux. Invariablement invoqué au début des rites, il est généralement représenté comme l’une des divinités protectrices à l'entrée des temples et monastères de la vallée de Katmandou.

Dapha mye

Chant dévotionnel. Quatre chanteurs, deux tambours khin, une vielle esraj et cimbales tah.

Sodasha lasya

Cette danse met en scène trois déesses vénérant les principales déités du Mandala des principales déités du bouddhisme néwar. La vénération des divinités s'exprime à travers la présentation de seize postures et sceaux gestuels (mudra) qui sont mis en correspondance avec les diverses catégories d'offrandes offertes : sons d'instruments de musique, comme ceux de tambours, luth, ou encore présentation symbolique d’offrandes du rituel comme encens et lumières.

Esraj

Instrument hybride, l’esraj associe les caractéristiques organologiques de la vielle sarinda et du sitar.  Sa sonorité délicate l’assimile au sarangi hindoustani.  Sa technique d’accordage est similaire à celle du sitar.  Outre ses quatre cordes de jeu, l’esraj possède une quinzaine de cordes sympathiques. La table de l’instrument est constituée d’une peau de chèvre. L’esraj était l’instrument favori du poète Tagore, qui l’employait dans l’accompagnement de ses chants. Sa pratique, développée au Népal depuis une cinquantaine d’années semble suppléer chez les Néwars à la disparition d’un autre cordophone, le piwancha, une vielle à archet emprisonné probablement d’origine chinoise. Il présente ici l’une des mélodies caractéristiques du répertoire, malshri, exécuté pendant la fête de Dasain.

Bhairava  pyakham

Cette danse masquée, qui réunit le dieu Bhairava et les deux assistants du dieu de la musique, Singhini et Vyaghrini, est extraite d’un corpus regroupé sous le titre générique de Gam pyakham, « danse des hordes célestes ».  Bhairava est une épithète qui signifie « terrible, courroucé, farouche », et qui désigne l’une des formes du dieu Shiva dans les Puranas. La danse est accompagnée par un ensemble instrumental et vocal intitulé pancatala centré autour du kwotah khin, percussion rassemblant deux fûts.

Pachima baja

Plus particulièrement associé à la figure du dieu Krishna, le tambour pashima est dépositaire d’un vaste répertoire soliste mettant en valeur la complexité de la rythmique néwar. Similaire à son homologue indien, le mridamgam, il occupe par ailleurs une position de choix dans le répertoire du naumati baja, musiques composées dans l’environnement des cours royales néwar à la fin du XVIè siècle et qui réunissent l’ensemble des percussions néwar.  

Vajrapani

Vajrapani, de couleur bleue-nuit, apparait sous la forme d’un démon (raksha) avec trois yeux, sa bouche déformée, barée de longues canines, les cheveux défaits, hérissés tels des flammes. Sa tête est sumontée d’une couronne comportant cinq crânes, son cou est orné d’une guirlande de têtes fraichement coupées et d’un grand serpent vert.  Vêtu d’une peau de tigre, Vajrapani représente le pouvoir de l’illumination. En tant que Guhyapati, le Seigneur des secrets, il est le gardien des tantras du bouddhisme Vajrayana. Protecteur de tous les Bouddhas, il éloigne les ennemis avec son visage terrible et ses grandes dents. Sa danse, accompagnée par quatre chanteurs, est soutenue par le son du tambour-sablier dab-dab

Dah baja

Le jeu des tambours dah est traditionnellement associé à la venue à Lumbini du Bouddha Sakyamuni après son illumination. Son exécution est ici un prélude instrumental et une mise en condition sonore à la danse des pancha bouddha qui conclue le spectacle.   

Pancha Bouddha

La danse des pancha Bouddha illustre les qualités respectives attribuées à chacune de ces cinq divinités (Vairochana, Akshobya, Ratnasambhava, Amithaba et Amoghasiddhi). Chaque Buddha est tour à tour manifesté par sa couleur, sa disposition cardinale, et sa posture particulière. Le chant charya qui l’accompagne est l'une des psalmodies (stotram) les plus célèbres du répertoire traditionnel des prêtres tantriques Vajracharya. Cette danse s’achèvera par une ultime offrande sonore (dyohlaegu) à Nasadyoh, jouée aux tambours dhah. 

 

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